On 6 mai, le changement c’est maintenant

Quelle campagne nous venons de vivre ces dernières semaines ! Tout occupé à twitter (voir mes derniers messages dans la colonne de droite), j’ai du délaisser ce blog. Mes lecteurs me pardonneront et pour ne rater aucune de mes saillies, je ne peux que les inviter à s’abonner à mon fil.

Dimanche dernier, c’était grand meeting de François Hollande à Bercy. un grand moment de la campagne

Jeudi, le débat dont François Hollande est sorti grand vainqueur, et, enfin, aujourd’hui, le jour du changement : on 6 mai !

Le changement c'est maintenant

Le changement c'est maintenant !

Rendez-vous à ce soir pour le changement

 

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L’énergie, c’est de la merde !

Des voyous, il y en a toujours eu, de tout temps, partout. Par exemple, quand j’étais adolescent, j’ai eu plusieurs copains qui ont eu des comportements à ne pas suivre (vols, tentative de viol). Arrêtés, jugés, ils ont été condamnés à connaitre la rigueur des prisons bretonnes. Plus tard, fonctionnaire d’État, j’ai rencontrés plusieurs collègues, dont un que je fréquentais au-delà du travail, qui ont été convaincus d’avoir confondu les caisses de l’État avec leurs comptes personnels. Là encore, la sanction ne s’est pas fait attendre : renvoi immédiat, jugement, condamnation pénale lourde.

Nous vivons donc, depuis que nous sommes en démocratie, dans une société où chaque entorse à la règle commune est sanctionnée, plus ou moins lourdement, mais n’est jamais impunie. Il est vrai que, durant ces dernières années, une justice spécifique à certains dirigeants semblait apparaitre : n’est-ce pas Monsieur Chirac ? Quelle sanctions avez-vous eu pour avoir, pendant près de vingt ans, plongé vos larges pattes dans la caisse de la ville de Paris pour assouvir les besoins de votre ambition exacerbée ? Une assignation à résidence dans un luxueux appartement Quai Voltaire à Paris, appartement généreusement prêté par un milliardaire libanais de vos amis ? Même pas. Seules la maladie et la mort vous immobiliseront.

Et bien, cette semaine, une nouvelle catégorie d’«intouchables» vient de naître : les voyous de la mer qui semblent autorisés à inonder nos côtes de leur pétrole gluant. Cette semaine l’avocat général près la Cour de cassation a requis l’abandon des poursuites contre l’affréteur du pétrolier Erika, car le naufrage s’est déroulé (le 12 décembre 1999) au large des côtes bretonnes, mais en dehors des eaux territoriales françaises. Si la cour devait suivre ces réquisitions, ce serait un blanc-seing à tous de continuer d’affréter des navires poubelles pour transporter cette source d’énergie. Chantons alors tous en chœur avec Gilles Servat : «Erika, Erika, nous n’irons plus chez ton affréteur par hasard» (voir plus bas).

Grace à l'affreteur de l'Erika, s'étendre nue sur un rivage de l'Atlantique n'est plus possible

Grace à l’affréteur de l'Erika, s'étendre nue sur un rivage de l'Atlantique n'est plus possible

A propos d’énergie, je lisais ce matin au petit déjeuner cette nouvelle un peu plus légère trouvée à la Une du quotidien local Le Télégramme : des anglais auraient mis au point un processus pour fabriquer du méthane avec des excréments humains. Mettant leur trouvaille en pratique, ils ont appliqué ce mode d’énergie à une voiture allemande, baptisée pour l’occasion «New Beetle Bio-Bug». Il n’est pas précisé dans l’article si les traditionnels sièges sont, dans ce joli coupé, remplacés par des montaubans. Mais, en tout d’état de cause, en cas de panne de combustible, il faut toujours pousser !

Un petit caca, et hop, ça démarre !

Un petit caca, et hop, ça démarre !

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A l’ombre des barreaux bordelais, le sort de Nicolas

A entendre la plupart des commentateurs politiques, il semblerait que cette semaine ait été excellente pour le président-candidat. La majorité des instituts de sondage le place en tête du premier tour, et le thème de la sécurité aurait supplanté celui de l’économie et du social, moins favorable au président sortant.

Tout d’abord, certains instituts placent toujours François Hollande en tête. Ainsi le dernier sondage Yahoo-LH2 réalisé les 30 et 31 mars l’accrédite de 28,5% d’intentions de vote devant Nicolas Sarkozy à 27,5%. Et quand bien même le sortant serait devant ! Aucun président sortant (De Gaulle, Giscard, Mitterrand, Chirac) n’a jamais été devancé au premier tour. Cela n’a pas empêché Giscard (28,3%) d’être battu en 1981 par François Mitterrand (25,8%), malgré la réserve de voix de Chirac (18%). Mitterrand avait pour sa part bénéficié des voix de Marchais (15,3%, proche du score promis à Melenchon !). Si ces résultats suffisent au bonheur de sortant, il semble ne pas être bien exigeant le petit bonhomme.

L‘autre argument me semble encore plus édifiant : le terrain économique serait abandonné au profit de celui de la sécurité. Mais :

  • Qui instrumentalise, depuis dix jours maintenant, les événements de Toulouse, tentant, comme en 2002 et avec la complicité pas toujours innocente de certains médias, de nous abreuver d’images de violence et d’opérations «coup de poing» bien opportunes ?
  • Qui n’a toujours pas présenter de programme ?
  • Qui veux nous faire oublier qu’il a un bilan-passif que les français rejettent ?

Il y a quatre mois, en novembre 2011, Mariano Rajoi remportait pour la droite les élections en Espagne. Il y a trois jours c’était la grève générale outre Pyrénées avec plusieurs millions de manifestants. Non, contrairement à ce que soutient le président-candidat dans une interview à Ouest France, la crise n’est pas finie. Et ce ne sont pas ses gesticulations concernant une menace terroriste qui règleront les problèmes quotidiens de nos concitoyens.

Et d’ailleurs, si l’on parlais de son bilan en matière de sécurité (plus de quatre ans ministre de l’intérieur, cinq ans président) que dire, sinon, de constater là encore
un échec quant aux résultats, malgré une inflation législative toujours plus répressive. Gesticulation et effets d’annonce : quel bien maigre bilan !

Mais de tout cela, les médias parlent bien peu. Comme de la mise en examen suivie d’une incarcération (confirmée en appel) de Patrice de Maistre, l’ex gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt (avec Mme Woerth ne l’oublions pas). De Maistre est soupçonné, rappelons-le, d’avoir versé au non de Dame Bettencourt plusieurs centaines de milliers d’euros pour financer illégalement la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Aucun grands journalistes de radio ou de télévision ne l’interroge pourtant sur cette question. Les comptes du président élu étaient-ils truqués. La loi sur le financement des campagnes électorales a-t-elle été bafouée ? Pourquoi aucune question ? Après les soupçons concernant le financement en 1995 de la campagne de Balladur , dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole, cela commence à faire beaucoup !

Prison bordelaise

C'est derrière une de ces portes à la prison de Bordeaux que Patrice de Maistre peut décider du moment où il va divulguer le nom du bénéficiaire de ses enveloppes de billets. Nicolas Sarkozy ?

Il ne reste plus qu’a espérer que l’ombre des barreaux rafraichira la mémoire du Sieur Patrice au frais dans son cachot !

 

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Un goût de dégoût

Dimanche dernier, comme un certain nombre de gens de gauche, je suis allé «prendre la Bastille» et j’envisageais, dès lundi potron-minet, de vous parler du candidat Mélenchon. J’avais même préparé une vidéo prise au pied de la colonne de juillet.


Je voulais vous dire que si le rassemblement était réussi, j’avais trouvé que tout cela avait quelque chose de surréaliste : le «On lâche rien» avait des airs du «tout devient possible ici et maintenant» de 1980, comme si ni les enseignement du passé n’étaient tirés, ni la réalité d’un crise économique et financière n’était reconnue; l’humour de Didier Porte réussissant l’exploit de faire autant siffler les socialistes que le Président-candidat me paraissait tout de même assez mesquin; enfin, le discours du candidat du Front de gauche m’avait paru assez mauvais : en à peine 20 minutes (les dizaines de milliers de participants étaient bien frustrés), passer d’un ton gaullien, emphatique, à l’appel à l’insurrection…

Et puis, alors que j’achevais la dépose de ma vidéo Bastille sur Dailymotion, le tueur de militaires repassait à l’action en s’attaquant cette fois à une école juive de Toulouse, tuant froidement trois enfants et un adulte.  On saura plus tard qu’il avait, en ce lundi, décidé de tuer un nouveau militaire et que, n’ayant pas réussi, il s’est tourné vers cette école hébraïque… La mort d’enfants est toujours plus dramatique que tout. Quand il s’agit d’assassinat de sang froid, au drame s’ajoute l’odieux. Et quand l’action se déroule devant une école de confession juive, la symbolique est forte.

Fallait-il pour autant, alors que l’on ne savait rien des motivations réelles du tueur, partir dans des grandes déclarations surfant sur l’émotion légitime ? Fallait-il «suspendre la campagne» pour vivre un grand moment de deuil et d’union nationale ? «La question ne sera pas posée» comme l’on disait lors du procès Zola dans l’affaire Dreyfus…

L’assaut final contre le tueur était-il justifié ? Je le crois, dans la mesure où les personnes embarquée dans de tels comportements de tuerie ont généralement une attitude suicidaire. Et que penser alors des commentaires donneurs de leçons diffusés à longueur d’antenne par des «spécialistes» en démarches démocratiques que sont les Prouteau et Barril ? Ces tristes sires sont, rappelons-le, les organisateurs  des grandes manipulations des années 80 avec les Irlandais de Vincennes et la cellule d’écoute élyséenne. Pas vous Messieurs !

Christian Prouteau et Paul Barril, expert en bidonage et autres manipulations anti-démocratiques

Christian Prouteau et Paul Barril, experts en bidonnage et autres manipulations antidémocratiques

Le Président-candidat a-t-il vraiment interrompu sa campagne quand, le corps du tueur à peine refroidi, il se propose d’organiser une session extraordinaire du Parlement pour faire voter une énième loi sécuritaire à chaud à la suite d’un fait divers. Une loi qui, de toute façon, serait aussi inefficace que les précédentes faute de moyens suffisants donnés aux services de la police et de la justice.

Il est des fins de semaine comme cela où l’on a un goû de dégoût dans la bouche

 

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Deux anniversaires, vous êtes au courant ?

Hier nous étions le 11 mars et nous commémorions deux anniversaires d’inégale importance.

Il y a 34 ans, c’était un samedi, veille du premier tour des élections législatives. J’effectuais un remplacement à la rédaction d’Ouest-France à Concarneau. Nous préparions la soirée électorale du lendemain quand un vieux transistor nous a craché la nouvelle : Claude François vient de mourir, électrocuté dans sa baignoire.

L’année dernière, un tremblement de terre de magnitude 9 sur la cote Pacifique du Tōhoku provoque un formidable tsunami sur le Japon. Des vagues d’une hauteur de 15 à 38 mètres arrivent sur les côtes nipponnes et sur la centrale nucléaire de Fukushima.Une catastrophe sans précédent depuis Tchernobyl. Il est encore trop tôt pour en évaluer les véritables conséquences sur la santé des populations.

Que pouvons-nous retenir de ces des deux événements qui ont comme point commun, outre la date, la mise en cause de la «fée électricité» ?

  • Il est dangereux de jouer avec des appareils électriques dans son bain. Un accessoire mécanique doit toujours être privilégié !.
  • Le terme Tsunami est désormais utilisé pour désigner un événement important. Par exemple hier, Christian Estrosi, ancien ministre-motard à la culture linguistique un peu limitée (ne parle-t-il pas du Fouquet’s comme étant une «Brasserie populaire» ?) n’a pas hésité comparer  la foule de militants UMP au meeting de Sarkozy à Villepinte à un tsunami. Quel tact !
    Christian Estrosi, homme aussi cultivé que délicat, attendant la venue d'un tsunami sur la croisette

    Christian Estrosi, homme aussi cultivé que délicat, attendant la venue d'un tsunami sur la croisette

  • On ne peut s’empêcher d’avoir des interrogations quant à l’origine de notre énergie. Les économies d’énergie ne pouvant sérieusement suffire, une diversification des modes de production semble inévitable : éolien, solaire, thermique, nucléaire… De même, le transport de l’électricité provoquant de grosses pertes, l’implantation de centrales proches des lieux de consommation s’impose. A Landivisiau (Finistère), les écolos manifestaient la semaine passé contre l’implantation d’une centrale à Gaz. Quel vue de l’avenir !

 

 

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Chouette il s’énerve

Le ton monte, les dérapages se multiplient, la campagne s’emballe, mais pas dans le bon sens. Le candidat sortant s’énerve de plus en plus face à une situation qui semble lui échapper.

La semaine a été mauvaise pour notre candidat-candidat. Henri Gaino, son conseiller spécial, plume de ses discours, s’énerve le week-end dernier sur le plateau de France 3 Ile de France et lance «Taisez-vous !» à Jérôme Guedj, président socialiste du Conseil général de l’Essonne. Voila de la bonne démocratie. Les jours suivant, #SarkoCaSuffit comme on le surnomme sur Twitter, s’emberlificote à tout propos (sur les chiffres de l’éducation nationale, sur l’annonce du sauvetage de la malheureuse journaliste Édith Bouvier, blessée à Homs…) Bref, quand ça veut pas, ça veut pas. Alors, pour lui cette visite à Bayonne a été la cerise sur le gâteau.

Accompagnée de l’habile touriste tunisienne qui confondait sens de l’État et sens des affaires familiales,  Michèle la poisse, le candidat fut chahuté dans le centre-ville de Bayonne. Le problème, est que notre valeureux président-candidat, depuis qu’il fait boucler les centres-villes lors de chacun de ses déplacements présidentiels, ne supporte plus la moindre manifestation en sa présence. Le Président demanda donc aux CRS de protéger le candidat. Et le candidat, le soir même, de haranguer ses militants avec : «Hollande a annoncé l’épuration, forcément, ça échauffe les esprits des gens de la base». Épuration, rien que cela. Bientôt il nous lancera des alertes au génocide… Et que dire de ce mépris pour la «base», lui qui, quelques jours plus tôt se disait le «candidat du peuple».

Et bien sur, une mauvaise semaine électorale, cela se traduit, inexorablement, par… des mauvais sondages. Après un début en fanfare mi-avril, cognant sec, se positionnant à droite, parfois-souvent à la droite de la droite, le président-candidat nous disait que les sondages décollaient, qu’il se rapprochait de très près de François Hollande. Avec son fidèle Patrick Buisson, il comptait voir justement cette semaine les courbes se croiser, et la sienne s’envoler vers les cimes. Patatras ! Revoici Nicolas revenu au niveau d’avant son lancement de campagne.

Après une montée avec son début de campagne, Nicolas Sarkopzy voit les intentions de vote en sa faveur revenir au niveau du 15 février

Après une montée avec son début de campagne, Nicolas Sarkopzy voit les intentions de vote en sa faveur revenir au niveau du 15 février (sondage Ifop-Fuducial )

La hauteur de ton et le niveau d’agressivité de ces gens qui ne supportent pas l’idée de perdre le pouvoir étant inversement proportionnel au niveau des intentions de vote en leur faveur, nous n’avons plus qu’attendre, sereinement, leurs prochains emportements.

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Ça fait mal, mais c’est si bon quand ça s’arrête

Aujourd’hui, pour changer, nous allons parler télévision. Oui, car, mercredi dernier,  ce fut un grand moment de télévision, un de ces extraits que l’on passera et repassera des années durant dans les bêtisiers de fin d’année : le nain du Faubourg Saint-Honoré va à confesse, «c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute…»,  auprès du Père Pujadas à l’occasion de la grand-messe du 20 heures. Mais, quand ça veut pas, ça veut pas. Difficile à sortir, cet acte de contrition, quand on n’en a pas l’habitude. Dégustons donc à petite gorgée cette tentative de repentir :

On irait presque, si on était suspicieux,  jusqu’à imaginer qu’il ne regrette pas vraiment. En tout cas, il apparait surtout que les regrets sont plutôt quant aux conséquences «le feuilleton» qu’à l’acte lui même : fêter sa victoire avec le showbiz et le CAC 40 réunis…

Il faut se souvenir que cela avait été un grand moment de beuverie entre gens friqués. Revoyons par exemple ces commentaire de Johnny, bourré, prenant le frais  sur le trottoir et pronostiquant comment Sarko allait tenir ses promesses… Immigré du fisc et perspicace le Jojo non ?

C‘est vrai qu’il est fâché avec le rite catholique notre Nicolas. Zéro pointé en acte de contrition, comme nous venons de le voir. Son début de quinquennat avait aussi été le rendez-vous manqué avec les moines. Le nouvel élu (des hommes, pas des Dieux) avait finalement préféré le yacht de Bolloré à un monastère pourtant annoncé. Il paraitrait qu’il va en parler dans un tout prochain livre. Son nègre, Emmanuelle Mignon (car contrairement à Hollande, ce ne sera pas lui qui va l’écrire), préfèrerait parler de bateau plutôt que de yacht. Pourquoi de barque, de canot. Canot, cela serait bien pour quelqu’un qui nous a surtout fait le coup du «I can’t»

A défaut de monastère, Nicolas était parti se recueillir le yatch d'un milliardaire

A défaut de monastère, Nicolas était parti se recueillir le yacht d'un milliardaire

Et avec tout cela, on ne parle même plus de l’im-Proglio du début de semaine (merci Daniel pour ce jeu de mot de lundi qui sera repris mercredi par le Canard).

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Les valeurs du président-candidat

Depuis deux mois, l’homme de petite taille qui hante le Faubourg Saint-Honoré n’a plus que deux couplets à son refrain : les valeurs et le modèle allemand. C’était déjà cela alors qu’il n’était que président-en-perpétuelle-campagne. Cela l’est encore plus maintenant qu’il est candidat-en-campagne. Les valeurs, l’Allemagne. Allemagne, les valeurs…

Les valeurs. De quoi s’agit-il ? De ces valeurs gravées au fronton de notre mairie ?

Les valeurs de la République sont-elles les valeurs du président-candidat ?

Les valeurs de la République sont-elles les valeurs du président-candidat ?

Liberté – Peux-on parler de liberté quand nos procureurs de la République, tels des Courroye, semble appartenir plus à magistrature couchée qu’à la magistrature debout qu’il devraient avoir l’honneur de servir.

Egalité – Quelle égalité y a-t-il entre le propriétaire d’un fameux yacht (ayant demeure, comme votre serviteur sur les rives de l’Odet), les habitués ayant leur rond de serviette dans cette fameuse «brasserie populaire» des Champs Élysées, les bénéficiaires d’un bouclier fiscal qui devait – devait – faire revenir au galop ces nouveaux émigrés, aussi indécents que leurs ancêtres de la fin du XVIIIème siècle et les licenciés de Gandrange, à qui on avait pourtant promis une aide qui n’est jamais venue, le million de chômeurs supplémentaires entre 2007 et 2012, les autres travailleurs qui, naïfs, avaient cru qu’il suffisait de travailler plus pour gagner plus…

Fraternité -Qu’est devenue cette promesse d’une république exemplaire ? Quelle fraternité entre un Woerth, une Bettencourt et les plus de 2 millions de bénéficiaires du RSA ? Entre un Monsieur Jean en échec scolaire et pourtant à qui l’on promettait la présidence d’un établissement public financièrement juteux et les nombreux SDF à qui une sous-ministre a demandé de ne pas sortir par les grands froids de ce début février ?

Non, de valeurs, le président-candidat ne retient que le travail (comprendre que les chômeurs sont principalement des fainéants à qui il convient de couper les allocations), et le droit d’expulser des étrangers en plus grand nombre possible et le plus vite possible. Si, en 1948 la France avait adopté pareille attitude à l’arrivée à Marseille d’un dénommé Pal Sarközy de Nagy-Bocsa…

Non, monsieur le président-candidat, décidément, nous ne partageons pas les mêmes valeurs !

Allemagne Il parait que de l’autre coté du Rhin tout y est mieux. Les travailleurs plus travailleur, les socialistes moins socialiste, la TVA plus sociale, que sais-je ? L’Allemagne est donc devenue le modèle à suivre selon le président-candidat. Mais coment et jusqu’où ?

Est-il normal que dans un pays encore libre et indépendant un président en exercice, candidat à sa succession se fasse soutenir ouvertement par la Chancelière allemande ? En 1974, les soviétiques qui souhaitaient l’élection de VGE avaient eu plus de pudeur en faisant juste intervenir, discrètement, l’ambassadeur d’URSS en France. Issue de la RDA, Angela n’a pas de ces tacts.

Et l’Allemagne est-elle si exemplaire ? Alors que la chancelière n’a pas de mots trop durs pour les malheureux Grecs qui s’enfoncent dans la crise. Alors qu’il n’est de solution que dans l’abandon de créances, nous apprenons que l’Allemagne, si donneuse de leçons, n’a jamais versé à la Grèce les indemnités de guerre qu’elle devait après l’occupation de 1941 à 1945. Dette non payée, Berlin soutient que des accords internationaux ont prévu un abandon de cette créance.

Vérité hier, mensonge aujourd’hui. Pourquoi les habitant du Pirée ne bénéficiraient-ils pas des mêmes facilités que les voisins de la porte de Brandebourg ?

Alors, l’Allemagne un exemple à suivre ? Que nenni monsieur le président candidat !

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Dites madame, le froid, c’est vulgaire ?

«La vulgarité est ce qui caractérise le langage et le comportement du bas peuple, aux yeux de ceux qui estiment ne pas en faire partie» nous dit Wikipédia.

Pourquoi cette citation ? Parce que en fin de semaine passée le tribunal de grande instance de Paris était amené à se pencher sur des propos de Christophe Alévêque sur l’icône du football français Zinedine Zidane. Quelle mouche a donc piquée le gentil Zizou ? Il n’a pas apprécié, mais pas apprécié du tout que l’humoriste dise à son propos : « Ce mec est une pute. Il est con comme une bite ».  Bon, c’est vrai que ça n’est pas léger-léger. Un brin grossier même.  Mais reconnaissons aussi, que le Zizou, avec ses multiples sponsors (Quatar, Danone…) y va fort dans l’exploitation de son image pour accumuler euros, pétro-dollards et autres valises de biffetons. La procureure au procès, toujours du coté des biens pensants, a trouvé que l’humoriste avait dépassé les bornes dénonçant la vulgarité de ces saillies : « Je ne crois pas que c’est la vulgarité qui élève le débat.»

Mais qui est vulgaire dans cette affaire ? Alévêque ? On l’aime ou on ne l’aime pas, mais est-ce au tribunal de décréter le bon gout, le bon droit à penser ? Il est vrai qu’en ces temps où c’est le Parlement qui décide de l’histoire officielle…

N’est-ce pas plutôt Zidane qui vend au plus offrant l’ image qu’il représente auprès des jeunes : les yaourts, le football au Quatar, les assurances-vie…

Ne sont-ce pas plutôt ces gens bien en cours actuellement qui nous expliquent qu’un homme de 50 ans n’ayant pas une Rolex est quelqu’un qui a raté sa vie ? Ces gens qui fêtent leur réussite dans une «brasserie populaire» des Champs-Élysées dénommée Fouquet’s ? Ces gens qui pour glaner quelques voix n’hésitent pas à classer les civilisations entre bonnes et mauvaises. Oui, messieurs Zidane, Séguéla, Sakozy, Guéant je vous trouve bien plus vulgaire que Christophe Alévêque !

Et pendant ce temps de quoi nous parle nos journaux télévisés ? Du froid et de la neige. Quel événement tout de même, vous-vous rendez compte : il fait froid en hiver, il neige en Europe en février.

La France est bloquée par le général hiver. Toute ? Non, un petit village d’irréductibles bretons résiste…

Dimanche 5 avril, 16heures. Quand la France grelotte, dans la baie de Douarnenez il fait bon se promener sur la plage

Dimanche 5 avril, 16 heures. Quand la France grelotte, dans la baie de Douarnenez il fait bon se promener sur la plage

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Bon anniversaire Nicolas

Avec un jour de retard, mais mieux vaut tard que jamais, Voldemort voulait, absolument, te souhaiter un joyeux anniversaire mon petit Nicolas.

Joyeux car, il faut le reconnaître, la semaine qui vient de s’écouler, n’a pas été des plus rigolote. On sentait bien que tu avais le bourdon. Le cap des 57 n’est jamais facile, j’ai connu la chose. On a les traits qui se tirent, le cheveux qui commence à grisonner, la fatigue plus présente qu’avant après une dure journée de labeur. Si encore tu avais accepté la semaine de 35 heures ! Mais non, te croyant toujours jeune, tu en fait trop. Tu en fait toujours trop…

Donc, le week-end dernier, tu sentais l’échéance. Le moral dans les chaussettes, juste au-dessus des talonnettes. Un petit coup de blues. Tu dis que tout part en vrille, que tu vas perdre ton joli travail. Au chômage, comme près de trois millions de français. Tu vas tout abandonner. Avec Carlita. Si au moins elle ne t’abandonne pas, elle que tu avais séduite avec ton pouvoir…

Et puis, un malheur ne venant jamais seul, François, ton adversaire, à qui tout sourit. Un meeting du tonnerre au Bourget, des sondages toujours insolents, une bonne émission jeudi face à ce pauvre Juppé, toujours droit dans ces bottes… Je repense à ce discours de Lionel Jospin aux université d’été de La Rochelle en août 1997, en plein état de grâce post dissolution «Affronter le réel pour changer… Partir des faits pour les transformer… Être réaliste, certes, mais d’un réalisme de gauche...» N’est-pas proche de ce que nous propose François Hollande ? Et n’est-ce pas ce qu’attendent nos concitoyens ?

Alors, Nicolas, tu as décidé de réagir. Et, une fois encore, tu en fais trop. Tu décides de parler au Français. Pourquoi pas ? Mais tu mobilises six chaines de télévision. Brejnev n’aurait pas fait mieux ! As-tu à ce point perdu le sens des réalités ? Et que vas-tu leur dire à ces français qui te rejettent ? A moins de trois mois de la fin de ton mandat, en pleine campagne électorale, tu veux réformer les textes régissant le financement de la protection sociale avec une TVA «sociale». Mais es-tu bien sûr Nicolas d’avoir encore mandat pour pareille réforme qui, en tout état de cause, ne sera applicable que par le vainqueur du prochain scrutin ?

Et puis, dernier coup de Com, tu te confies à des journaliste en disant regretter certaines décisions de ton début de quinquennat : la nuit du Fouquet (mais c’est pas de ta faute, c’était un choix de Cécilia), la nomination de Jean à la présidence de l’Epad (tu n’avais pas, tu n’as toujours pas compris pourquoi ce népotisme a choqué), la promotion fulgurante de Rachida Dati (c’est pas grave, dis-tu puisque tu l’a finalement virée)… Non, Nicolas, tu n’as pas changé. Tu es toujours ce petit autocrate, autoritaire et méprisant, incapable de tenir compte des avis d’autrui.

Temps de crise oblige, nous n'avons pu acheter qu'un petit gateau avec une seule bougie. Un, comme un quinquennat unique ?

Mais c’est ton anniversaire, Nicolas. Voldemort, comme une majorité de Français, a décidé de te faire un très beau cadeau, quelque chose que nous même ne pouvons plus nous offrir : la retraite à 57 ans !

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