Ben oui, j’étais à deux doigts de ne pas y aller

Bon, il faut le reconnaitre, ça n’était pas la foule tout à l’heure à la Bastille pour dénoncer l’homophobie de ces dernières semaines et soutenir le projet de loi pour le mariage pour tous. Pourtant il faisait beau et une large majorité de citoyens sont favorables à l’ouverture de ce nouveau droit pour les homosexuels. Alors, que se passe-t-il ? Allons-nous laisser la rue à l’alliance des conservateurs avec la droite extrême ?

Rassemblement pro Mariage pour tous à la Bastille le 21 avril 2013

C'est toujours un plaisir, quand il fait soleil et que l'on est de gauche, de se retrouver à la Bastille

Il est vrai que nous sommes plus habitués à descendre dans la rue pour lutter contre des projets attentatoires aux libertés, aux droits sociaux… Il y avait foule rappelez-vous sur les pavés de Paris et de Province contre le CPE de Galouzeau ou la réforme des retraites du nain (un ami m’a dit l’autre jour qu’il n’aimait pas quand je disais Nicolas le petit; il a raison, on ne s’attaque pas au physique des gens; mais, dans le cas qui nous occupe c’est différent; Nicolas, l’ami de Johnny l’évadé fiscal, de Tom le scientologue, de Gérard le Tchétchène, de Liliane la mémé aux enveloppes… moralement,  c’est un nain; donc, on peut !). Revenons à notre sujet : il est dans la culture de gauche de défiler dans la rue pour s’opposer au pouvoir de droite, pas pour défendre le pouvoir, fut-il de gauche. J’avoue que tout à l’heure, j’ai été à deux doigts de ne pas y aller.

A propos de doigts, savez-vous qui est la nouvelle défenderesse de la morale et de la famille ? Celle que la droite, extrême ou catholique réactionnaire, a choisit comme héraut pour s’attaquer au mariage pour tous ? Frigide Barjot (sic), qui s’était illustrée en 2006 en produisant ce titre, heureusement peu connu : « Fais-moi l’amour avec deux doigts »

«Fais-moi l’amour avec deux doigts
Avec trois ça ne rentre pas
Avec un seul, ça ne le fait pas »

Reconnaissons la distinction du propos, la richesse des rimes,  mais soyons tout de même un peu surpris que le cardinal André Vingt Trois (soit 21 de plus), ancien président de la Commission épiscopale pour la famille, président de la Conférence des évêques de France n’ai rien trouvé à redire quant au choix de leur porte-parole.

Il ne faut bien sûr pas oublier la mère Boutin, qui, dès que l’on veut ouvrir de nouveaux droits aux homosexuels n’a d’autre défense que des pleurs : en décembre 1998 à l’Assemblée nationale après que Lionel Jospin l’ait remise à sa place ou tout récemment quand, à 69 ans, elle découvre les effets des gaz lacrymogènes.

Et puisque la vulgarité semble vous plaire, peuple de droite, je ne peux résister à la tentation de vous faire un doigt d’honneur !

Le doigt d'honneur

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2 réponses à Ben oui, j’étais à deux doigts de ne pas y aller

  1. Gégé Z dit :

    Merci, Cher Joël, pour ce moment de lecture tant attendu chaque dimanche soir.
    GG

  2. JC.Renon dit :

    Ah, si Barjot avait englouti plus de doigts d’éclésiastiques, il y aurait eu beaucoup moins de gamins importunés dans les recoins de nos églises. C’est à se demander ce que font les Boutins et autres bigottes toutes les semaines dans nos églises.

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