Les riches, c’est comme les cons : il y en a des gentils

«Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent

Il y va fort François Hollande me direz-vous de stigmatiser ainsi les gens qui, à force du travail d’autrui, ont péniblement réussi à amasser une jolie fortune. Bien sûr, parmi ces riches, il y les les anciens riches et les nouveaux riches. Ah, que n’a-t-on dit des nouveaux riches ! Il y a aussi les riches honnêtes et les riches un peu, beaucoup escrocs. Je ne vous ferais pas l’injure de vous mettre des noms sur le tapie… pardon le tapis : vous les avez tous en tête. Et puis, il y a les riches loyalistes, qui payent tous leurs impôts dans leur pays, et il y a les riches rebelles qui se découvrent un amour subit pour la Belgique ou la Suisse. Curieusement, nombre de ces amoureux de la frite et du chocolat aimaient aussi autrefois se retrouver avec leur ami Nicolas dans un certain restaurant des Champs-Élysées.

Bernard Arnault, ou le B A BA de l'exilé fiscal

Bernard Arnault, ou le B A BA de l'exilé fiscal

Il y a les riches méchants, et les riches gentils. Il y a les riches un peu riches, et les riches très riches. Il y a même, comme maman Liliane, les riches immensément riches. Maman Liliane, à qui le petit Nicolas aimait rendre visite pour chercher, non pas une motte de beurre, car il est au régime, mais quelques coupures pour enrichir sa collection.

François Hollande nous l’avait dit le 8 juin 2006 sur France 2 : «Je n’aime pas les riches, j’en conviens». Top magnéto :

Mais là, comme Maurice (voir en fin de billet), tout de même tu pousses le bouchon un peu loin. Évidemment, le contexte s’y prête. Il y a deux jours, le projet de loi de finances 2013 a été présenté au conseil des ministres : projet de loi annonçant la fin d’un certain nombre de privilèges bénéficiant principalement aux riches (voir le détail ici). Donc, honte à la gauche de s’attaquer ainsi à une catégorie aussi peu nombreuse qu’anormalement ostracisée !

La gauche, la gauche… Mais voilà que me revient cette phrase entendue tout à l’heure lors de la messe de 11 heures en l’église de la Madeleine. En ce 26ème dimanche du temps ordinaire, le prêtre entamait la deuxième lecture, une lettre de saint Jacques :

«Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent…» Alors, si Dieu et ses apôtres s’y mettent, il n’est pas certain que Gstaad et Uccle constituent un exil véritablement sûr.

Pour les amoureux de Maurice

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